Le Blog de la Doc.

26 novembre 2009

Bienvenue

pile_livresBonjour à tous,

Étudiante en 3ème année de licence gestion de contenu en ligne, j'effectue cette année d'étude  en apprentissage au sein d'un centre de documentation. Je découvre un univers nouveau pour moi, que j'apprivoise de jour en jour. Passionnée par les voyages, la découverte de nouvelles cultures, différents univers et surtout le partage culturel avec différentes populations, j'y trouve un lien avec le métier de la documentation. La documentation est un partage des connaissances, qui est une chose essentielle dans notre société, apporter un peu de soi aux uns et aux autres et s'ouvrir au monde par des échanges multiples. Vous pourrez donc à travers mon blog découvrir le monde de la documentation et les métiers qui le concerne, illustré d'articles pertinents et de liens externes afin d'apporter des réponses à vos nombreuses questions.
Bonne visite !


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03 décembre 2009

Tout ce qu'il faut savoir sur la Doc. !

Veille LAB

Bienvenue sur le site du VeilleLAB, rencontres des professionnels de l'information. Cette nouvelle structure regroupe deux initiatives, les PotBlogsIE et PotVeille, ayant pour objectif la mise en réseau des professionnels de l'intelligence économique, la stratégie d'entreprise et la veille. Une association de forces qui donne lieu à une structure dédiée, une animation de qualité, une équipe motivée et toujours plus de débats passionnants dans une atmosphère décontractée.

BBF Bulletin des bibliothèques de France

Créé le 1er janvier 1956, le Bulletin des bibliothèques de France faisait suite à deux publications multigraphiées, le Bulletin d’informations de la Direction des bibliothèques de France et le Bulletin de documentation bibliographique, publié par la Bibliothèque nationale. A l’origine, le BBF est avant tout un bulletin d’informations officielles : nominations, mutations, promotions et décorations y sont annoncées, de même que les résultats de tous les concours et examens, et une large place est faite aux rapports, aux circulaires et aux textes réglementaires.

CNDP Centre nationale de documentation pédagogique

Ce réseau national affirme son identité de service public, en éditant les produits et services correspondant aux grandes orientations de la politique éducative, en mettant à la disposition des professionnels des ressources pédagogiques de toute nature, en accompagnant les arts et la culture à l'école. 

ADBS Association des professionnelles de l'information et de la documentation

L'ADBS, forte de ses 5 000 adhérents professionnels, est la première association professionnelle de l'information et de la documentation en Europe.
Elle offre à ses adhérents les moyens de :
-partager leurs expériences

-de mutualiser leurs pratiques

-d'échanger des services et actions

-de constituer des réseaux.

Elle a pour mission de :
-promouvoir les métiers de la gestion de l'information et du document
-permettre aux professionnels de se maintenir au meilleur niveau de compétences
-faire pression sur les pouvoirs publics

La documentation Française

La Documentation française, éditeur et diffuseur public de référence, exerce son activité dans les domaines de l'information publique, de l'actualité administrative, politique, économique, sociale et internationale.

DocDoc13

Voici un univers de veille informationnelle dédié à la documentation scolaire et à la pédagogie, ainsi qu'aux nouvelles technologies.

 

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10 décembre 2009

Les Métiers de la Doc. :

Studya est un portail d'orientation sur la formation et les métiers: alternance, temps-plein, formations adultes, cours en ligne pour tous niveaux. Vous pourrez y retrouver tout les métiers et formations liés à la Documentation.

logo_studyaStudya.com


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02 février 2010

L'INFO EN CONTINU :

[Site consulté le 02/02/2010]         

 

Cet article tiré sur le site Internet Les-infostrateges.com, définit dans un premier temps les différentes sortes de veille, son histoire et terminologie, fait la distinction entre veille technologique et veille informative. Il définit les différents concepts de la veille. L'article amène à bien cerner le sujet de veille documentaire et en comprendre l'intérêt et son fonctionnement.

Notion de veille

Avant d'aborder les méthodes et outils de veille, définissons ce qu'on entend par veille. Les termes de veille technologique, veille stratégique, intelligence économique virevoltent dans la presse professionnelle sans que le lecteur ait forcément conscience des distinctions qui peuvent se faire. Et comme en cette matière, une certaine imprécision terminologique règne trop souvent, nous tenterons de définir les concepts se rattachant au sujet.

De la mode aux réalités

Lorsqu'on navigue un peu sur Internet ou lorsqu'on lit ici et là les publicités de tel ou tel prestataire de service, on découvre que le terme de veille est utilisé à tout propos et souvent hors de propos, notamment pour vendre des prestations de services. Il en est de même du concept d'intelligence économique, En français, il peut paraître flatteur de vendre de l'intelligence, même si ce terme, issu de l'anglais, ne recouvre pas les mêmes concepts que dans notre langue. Ainsi apparaît la mode de la veille, du seul fait que le concept a acquis à juste titre un certain prestige.
Mais tout ce qui est présenté sous l'étiquette de veille n'en est pas forcément. Il faut le savoir afin de ne pas se faire piéger par ce qui n'est qu'argument commercial, parfois à cents lieues des vrais concepts. On assiste au même phénomène aujourd'hui avec le Knowledge management (1), concept qu'on n'a pas pris la peine de traduire pour le rendre encore plus attrayant parce qu'il est à consonance anglo-américaine...
Comme tout concept émergent, partant du sacro-saint principe selon lequel ce qui est nouveau est forcément meilleur, la veille jouit d'un prestige d'autant plus mythique que peu de gens en connaissent la vraie définition. Mais par delà ce phénomène de mode, les concepts de veille et d'intelligence économique recouvrent des réalités intellectuelles de première grandeur.
Ce flou conceptuel étant dénoncé, il apparaît logique d'aborder avant tout quelques définitions afin de revenir aux sources et de savoir de quoi il sera question.

Histoire et terminologie

Historiquement, le premier terme connu et médiatisé fut celui de veille technologique. En France, le concept apparaît à la fin des années 80. En 1988, le ministre chargé de la recherche et de l'enseignement supérieur crée un « Comité d'orientation stratégique de l'information scientifique et technique de la veille technologique ». Très vite, le terme paraît trop étroit. C'est alors que naissent des variantes du terme, telles que des déclinaisons de la veille (économique, sociale, juridique, chimique, politique...) ou des termes plus larges tels que veille informative ou encore veille stratégique. Puis apparaît, tout droit sorti de l'anglais le beau concept d'intelligence économique. Il convient donc de revenir quelque peu sur certains de ces termes.

Veille technologique ou veille informative ?

Si l'expression veille technologique faisait la part belle à la technologie et donc aux sciences et techniques, elle laissait pour compte tous les tenants des sciences humaines et sociales et elle liait par trop la veille au monde de l'industrie, ce qui ne rendait pas compte de toutes les potentialités de cette approche intellectuelle. Aussi a-t-on proposé le terme plus neutre de veille informative. Celui-ci a pu paraître un temps séduisant mais on peut se demander dans quelle mesure l'expression ainsi formée n'est pas un pléonasme, au moins partiel, puisque aucune veille ne peut se faire sans information. Mais comme toute pratique informative n'est pas de la veille, on pouvait accepter l'expression comme la plus large possible. Cependant, celle-ci met l'accent sur l'information et ne rend donc pas compte d'un autre aspect de la veille, celui d'une recherche d'avantage concurrentiel ou plus largement stratégique pour les organisations.

Terme le plus courant : veille stratégique

C'est pourquoi peu à peu s'est imposée l'expression de veille stratégique. C'était plus parlant pour les chefs d'entreprise et autres décideurs. La veille entrait de plain pied dans le jargon du management, et c'est ce qui fera son succès.

Définitions de la veille stratégique

Nous proposons ici quelques définitions de la veille fournies par des spécialistes de celle-ci.
La veille est « l'observation et l'analyse de l'environnement scientifique, technique, technologique et économique de l'entreprise pour en détecter les menaces et saisir les opportunités de développement ».
« La Veille Stratégique est un système d'aide à la décision qui observe et analyse l'environnement scientifique, technique, technologique et les impacts économiques présents et futurs pour en déduire les menaces et les opportunités de développement. Elle s'appuie essentiellement sur les informations ayant un caractère stratégique ou des décisions importantes lui associant le terme de veille stratégique » (David Coudol & Stéphane Gros)
« La veille stratégique est le processus informationnel volontariste par lequel l'entreprise recherche des informations à caractère anticipatif concernant l'évolution de son environnement socio-économique dans le but de se créer des opportunités et de réduire ses risques liés à l'incertitude. Parmi ces informations figurent des signaux d'alerte précoce.
Nota bene : L'expression « intelligence économique » est de plus en plus répandue. Précisons qu'il s'agit d'un concept différent de la veille stratégique. On peut penser que les concepts de veille stratégique et d'intelligence économique sont appelés à se rapprocher pour se compléter, (...).
» (Source : Guerreco.com : site apparemment disparu)
« La veille est un processus régulier de recherche, d'analyse et de sélection pertinente d'informations pouvant apporter des avantages compétitifs à une entreprise. »
(Source : Veille-e.com : www.veille-e.com/pageveille.html - page aujourd'hui disparue)

Veille stratégique ou intelligence économique ?

Nous l'avons déjà signalé, veille stratégique et intelligence économique ne sont pas synonymes. La première relève plutôt de la tactique, c'est-à-dire de méthodes d'approche et de recherche d'informations utiles à une préoccupation stratégique propre à l'entreprise ou à l'organisation considérée, laquelle préoccupation relèverait de l'intelligence économique.
La définition officielle de l'intelligence économique, est donnée par le rapport nommé "Intelligence économique et compétitivité des entreprises" du Commissariat Général du Plan (dit Rapport Martre) :
" L'intelligence économique est l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection de l'information obtenue légalement, utile aux acteurs économiques en vue de la mise en œuvre de leurs stratégies individuelles et collectives ".
On voit donc que la veille participe de l'intelligence économique mais ne s'y identifie pas.

Ce que n'est pas la veille

Pour clarifier les esprits, il peut être utile de définir notre objet en négatif : ce qu'il n'est pas. Cela permettra de le distinguer de concepts proches mais qui ne se recouvrent pas. Il en est ainsi d'un côté de l'activité documentaire classique, et de l'autre de l'espionnage, fût-il industriel.

Veille et documentation classique

Au titre des confusions fréquentes, il convient d'inscrire celle effectuée entre fonction de veille et fonction documentaire. Pour mieux cerner les distinctions et les points communs entre ces deux activités, nous apportons ci-après quelques propositions. Une première approche imagée permettra de bien saisir en quoi la veille a tout de suite connu le prestige que par exemple la documentation n'a jamais réussi à acquérir. Il est évident que la veille comme la documentation sont deux approches professionnelles de l'information. Mais les deux ne sont pourtant pas identiques et nous revenons sur les divergences et convergences entre ces deux pratiques professionnelles dans un second point.

La différence entre l'armée régulière et la technique du commando...

Bruno Delmas, professeur à l'École des Chartes et directeur de l'INTD jusqu'à 1996, avait coutume de définir la veille par rapport à la documentation plus classique comme la technique de commando par rapport à l'armée régulière. La métaphore nous avait frappés par la richesse de ses prolongements possibles. En effet, si la documentation défriche systématiquement un terrain qu'elle a pour mission de couvrir tout comme l'armée régulière avance systématiquement en terrain conquis, la fonction de veille a pour but d'explorer les possibles, d'anticiper, de repérer les terres nouvelles à conquérir, au besoin de capter des informations sur les positions, mouvements et intentions de l'adversaire. De même la documentation suppose des moyens d'investigation plus ou moins importants mais systématiques et méthodiques alors que la veille se doit d'être à la fois plus souple dans ses méthodes et ses techniques et plus diversifiée dans ses canaux d'accès à l'information et enfin plus en pointe dans ses investigations territoriales.

Fonction de veille et fonction documentaire : divergences et convergences

La fonction de veille diffère donc largement de la fonction documentaire quant à ses méthodes et techniques, mais aussi quant à son esprit. Il faut cependant noter des convergences entre les deux fonctions.

Veille et canaux d'information

La première des distinctions réside dans les canaux d'accès à l'information utilisés. Le veilleur fait flèche de tout bois, c'est-à-dire que tout type de support d'information va lui être utile. Il va ainsi mettre en œuvre autant des documents classiques, publiés ou non, à l'instar des documentalistes, que des témoignages oraux qu'il suscitera en cas de besoin, des retours d'expériences, des souvenirs de voyages, etc.

Veille et recoupement

De même, le veilleur, une fois glanées les informations par tous les canaux possibles, va recouper celles-ci, pour faire émerger de l'information souvent dite secondaire. Le rapport au document n'est donc pas le même que celui d'un documentaliste. Ce dernier exploite le document pour ce qu'il est et en tire la substantifique moelle en vue de la stocker pour la retrouver et la diffuser. Le veilleur va par exemple - en s'appuyant éventuellement sur un travail documentaire - faire émerger d'autres types d'informations du corpus documentaire collecté. Ce qui va l'intéresser n'est pas de trouver x documents sur tel sujet, mais de constater que dans la base de données, x% de documents sur le même sujet émanent de 15 auteurs qui tous travaillent dans deux universités. Il en induira qu'il y a là deux points de concentration sur un thème de recherche, ce qu'on appelle, dans le jargon de la veille, un collège invisible.

Veille et suivi documentaire

Une des abus de langage les plus courants du mot veille est de l'utiliser comme synonyme de suivi documentaire. La veille suppose qu'on ait bien délimité un sujet précis qui représente un enjeu stratégique pour l'organisation, et sur lequel vont porter tous les efforts d'investigation et de collecte d'information dans un but donné. Le suivi documentaire consiste pour un documentaliste à suivre régulièrement tous les sujets qui intéressent ses usagers. Là où les pratiques peuvent converger, notamment lorsque à l'issue d'un suivi documentaire, se met en place une fonction d'alerte des intéressés : ceux-ci sont automatiquement destinataires des informations, voire des documents concernant leurs centres d'intérêt. C'est un premier pas vers la fonction de veille ; c'est l'utilisation d'une des techniques dérivant de la veille.

Veille et recherche d'information

Le point commun des fonctions de veille et des fonctions documentaires est qu'il y a des deux côtés recherche d'information. La distinction dans l'usage des canaux d'information n'est du reste pas une fatalité et des documentalistes astucieux peuvent faire une partie du chemin de la veille.

Veille et espionnage

La fonction de veille ne doit pas être confondue non plus avec l'espionnage, classique ou industriel, qui relève des services spéciaux et non des commandos sur le terrain, pour reprendre la métaphore présentée ci-dessus. Nous insistons sur ce point car souvent lorsque nous évoquons l'utilité des relations personnelles pour s'informer officieusement, par exemple d'un avant-projet de loi dans un ministère, nous voyons des visages sourire d'un air entendu et les intéressés prononcer les mots d'espionnage industriel, parfois même avec un haut-le-corps... Rien n'est plus distinct, précisément parce que les buts et les enjeux ne sont pas les mêmes. L'espionnage porte sur des secrets stratégiques en vue de s'assurer un avantage politique par tout moyen possible - couvert par la raison d'État - ou un avantage concurrentiel par des moyens déloyaux, voire frauduleux - et c'est l'espionnage industriel. Dans la veille, il n'est pas question de soutirer des informations secrètes par des moyens douteux, mais de mettre en perspective des informations diverses, de les recouper et d'en induire des prévisions utiles pour sa propre activité. Il n'est pas question de pousser le collègue qui travaille dans un ministère à rompre son obligation de discrétion, mais s'il sait qu'il peut librement parler d'un projet, il le fera sans que cela relève ni de la fraude, ni de la faute professionnelle.
Profitons de cet exemple pour rappeler ce que les gens du monde de la veille constatent et affirment depuis une vingtaine d'années : 90% à 95% de l'information qui serait stratégique pour un acteur économique est en fait déjà publiée ou diffusée. C'est l'effet de masse de l'information qui la rend difficilement retrouvable et gérable.

Appendice : information blanche, grise et noire

Il n'est peut-être pas inutile de rappeler ici que les spécialistes distinguent trois catégories d'information, selon son degré de disponibilité.

- L'information blanche est celle qui est publiée par les canaux classiques (édition, presse...) et couvre environ 80% de l'information mondiale.
- L'information grise est celle qui est diffusée par des canaux plus discrets mais pas secrets, tels que papiers de recherche, travaux de recherche universitaires, imprimés de toutes natures... Elle couvre environ 15% de l'information mondiale.
- L'information noire correspond à seulement 5% de l'information mondiale. C'est elle qui est protégée par des secrets et c'est celle-là qui ne peut être consultée sans violer des interdits et encourir la qualification d'espionnage.

Cette répartition confirme donc qu'une très large part de l'information est disponible sans forcément violer des secrets ou des consciences, loin de là. Bien entendu, l'expertise du veilleur porte essentiellement sur l'information grise. Mais il peut aussi s'appuyer sur de l'information blanche mais qu'il exploitera de manière contournée (fonction d'alerte, émergence d'information secondaire - exemple des collèges invisibles déjà cité).

|cc| Didier Frochot — juin 2006

[Site consulté le 02/02/2010]

L'article expose les points importants à aborder dans le but de réaliser une veille, définir le thème de la veille et comment la surveiller. Afin de bien déterminer les objectifs d'une veille il faut avant tout, avoir bien bien compris ce qu'est une veille documentaire, il renvoi donc à l'article "qu'est ce que la veille". L'article cite ensuite les différentes étapes afin d'établir un dispositif de veille: circonscrire le sujet, faire le point: pré-recherche...En fin d'article, un récapitulatif synthétique afin de ne pas oublier ces étapes.

Un état d'esprit avant tout

La veille, c'est d'abord et avant tout un état d'esprit dont il faut se pénétrer à tout moment ; cela doit presque devenir une seconde nature. Il convient également d'être très au fait des canaux possibles d'information afin de les surveiller ou de savoir les utiliser les uns par rapport aux autres. C'est tout cet ensemble qui fonde les conditions objectives pour mettre en place un dispositif de veille. Il faut alors définir l'aire de veille, soit le sujet ou le thème à surveiller et sous quel angle le surveiller. Les principales étapes de la mise en place d'un processus de veille sont d'abord la détermination des objectifs de la veille à mettre en place, puis la mise en place du dispositif proprement dit.

Détermination des objectifs d'une veille

Distinguer les besoins documentaires des besoins de veille

Conformément à ce que nous avons expliqué par ailleurs (notre article définissant la veille), certaines fonctions documentaires se nomment parfois veille mais n'en sont pas au sens strict. Les sujets traités relèvent intrinsèquement du suivi documentaire, tout aussi utile et respectable, au demeurant.

Formaliser les besoins en veille

Il conviendra donc de formaliser les besoins en veille. Assez naturellement, ces besoins apparaîtront au niveau stratégique de l'organisation. Un sujet doit présenter un caractère d'urgence et d'importance essentielle pour celle-ci pour relever de la veille : c'est dans ce cas qu'on se donnera tous les moyens pour suivre le sujet au plus près.
C'est pourquoi il importe que les chargés de veille participent aux réunions stratégiques, aux réunions de cadres, afin de se tenir au courant, même - et peut-être surtout - en tant qu'observateur, pour pouvoir établir directement des connexions entre tel sujet abordé et débattu en réunion et la nécessité de suivre tel point technique, économique ou juridique particulier qui s'y rattache directement, même si personne n'y a fait allusion lors de la discussion. Sous cet angle le veilleur est l'expert qui porte un regard différent sur les débats stratégiques de sa structure et qui doit en permanence penser ces débats en termes d'objectifs de veille induits.

La mise en place du dispositif de veille

Dispositif : il s'agit d'orchestrer les différents éléments dans un tout cohérent et complémentaire. C'est de la définition de cet ensemble que dépend la qualité de la veille et son efficacité sans perte de temps : veiller au meilleur point d'accès, au plus proche de la source.
À l'issue de la phase précédente, les sujets à suivre ont été identifiés. Il convient alors de mettre en place un dispositif propre à chaque sujet. Il s'agira de définir les diverses méthodes de collecte et canaux d'information envisageables :
- compte tenu de la nature du sujet ;
- compte tenu des éléments de connaissances dont on dispose au départ et des opportunités d'accès en fonction du sujet.

Identification des fonctions attendues

Comme pour la recherche d'information (voir notre article), la veille se place sous le signe de l'analyse fonctionnelle ; il convient d'y revenir ici.

Surveiller... pour quoi faire ?

Surveiller un sujet ne se fait jamais in abstracto. Il faut donc savoir pourquoi il doit être suivi, sous quel angle il est stratégique de le suivre, quels en sont les avantages recherchés, et les profits attendus.

La méthode de gestion de projet au service de la veille juridique

Il convient donc de bien définir les enjeux stratégiques possibles. Ceci pourra infléchir les investigations dans telle ou telle direction.

Cerner le sujet à suivre

Avant toute chose lorsqu'on démarre sur un sujet de veille, il convient d'en bien cerner les contours et d'en saisir la portée pour bien cibler les types d'informations à rechercher ou à suivre dans le dispositif.

Partir des éléments donnés

Les éléments donnés par le ou les demandeurs, ou inférés par les préoccupations stratégiques de la structure, peuvent parfois être flous ou à l'inverse trop précis. Dans un cas comme dans l'autre, il importe de bien redéfinir le sujet.
Les deux étapes qui suivent peuvent être concomitantes ; elles s'alimentent mutuellement. Il s'agira donc d'aller de l'une à l'autre par tâtonnements et interactions.

Circonscrire le sujet

Il va donc s'agir de bien délimiter l'aire du sujet. Celle-ci peut être vaste et il conviendra de rester à l'affût de manière quelque peu extensive. Mais elle peut être à l'inverse très ciblée, plus ciblée que la demande ne le précisait.

Faire le point : pré-recherche

Que la demande soit floue, trop précise ou bien définie, il importera dans un premier temps de faire le point, au sens quasiment maritime du terme, sur la question : établir un état de la question à l'instant t de la mise en place du dispositif de veille. Un pré recherche s'impose alors.

Identifier les points d'accès découverts à la suite de la recherche

Lorsqu'on a fait le point sur l'état de la question et qu'on a repéré les acteurs en présence, soit par traçage, soit par sa culture professionnelle (bonne connaissances des sources et ressources disponibles), il est possible de déterminer les points d'accès nécessaires au dispositif de veille. Nous entendons par « point d'accès » les portes d'entrée dans le système d'information. Ce peut être un site web, ou encore un centre de ressources documentaires, ou encore le centre d'information d'un ministère.

Lister et/ou rechercher les contacts à prendre

Au titre du réseau, c'est à ce moment qu'il convient de lister les personnes ressources à contacter, ainsi que de se mettre éventuellement en recherche de nouveaux contacts sur le sujet. Certains experts, par exemple, produisent un site ou interviennent sur des listes ou forums. Ils sont en général tout à fait acquis à l'esprit d'échange et sont en général prêts à communiquer. D'autres experts sont plus difficiles à repérer. Là encore, le réseau peut jouer à deux niveaux. Les cadres de l'entreprise, dans la mesure où ils jouent le jeu de l'échange avec les veilleurs, peuvent les faire bénéficier des contacts qu'ils entretiennent dans les milieux décisionnaires, chez les concurrents ou encore s'entremettre pour rapporter de l'information, non pour leur seul usage, mais dans l'intérêt de l'entreprise. Cet état d'esprit devrait d'ailleurs se généraliser, mais on touche ici du doigt la vieille résistance à l'échange. Trop de décideurs et de cadres croient encore que leur pouvoir se mesure au volume d'informations qu'ils détiennent - et retiennent - alors qu'il se mesure beaucoup plus aujourd'hui au volume d'informations qu'ils font circuler...

Mise en place du plan de veille

Lorsque les points d'accès documentaires et les contacts personnels possibles sont déterminés, il est possible de formaliser le plan de veille.

Lister les sources, canaux d'information et points d'accès à utiliser

Issue des étapes précédentes, ce premier point du plan de veille consiste à établir une sorte de tableau de bord de suivi de l'information. Seront ainsi présentes les sources, les sites, les revues, les contacts qui sont jugés utiles pour ce suivi, avec en regard les fréquences d'interrogation respectives de chaque source évoquées ci-après.

Définir une équation de recherche (requête) selon le type d'outil utilisé

C'est à ce niveau qu'il s'avère utile d'avoir testé et de définir ce qu'on appelle en général une requête, c'est-à-dire la formulation de la ou des questions à poser sur les divers outils de recherche mis en œuvre et qui soient susceptibles de rapporter le maximum de résultats pertinents. La pré-recherche aura aidé à bien ajuster la formulation d'une telle requête. Il peut y avoir plusieurs formulations de la requête en fonction des divers types d'outils. Elles peuvent consister en une formule à poser en encore plus simplement en un favori posé au bon endroit pour faciliter le suivi. La pose de ce favori et sa réutilisation constitue en quelque sorte du degré minimal du suivi de recherche.

Orchestration de divers canaux

Une fois déterminés pour un sujet donné les canaux et les contacts les plus utiles à emprunter, il convient de les orchestrer les uns par rapport aux autres et ne pas négliger les outils généraux de recherche comme système de rabattage.

Déterminer un calendrier de suivi

Au titre de cette orchestration, il y a également lieu de déterminer les fréquences d'interrogation des outils de suivi de l'information. Il est hors de question de déranger un expert au téléphone tous les jours pour lui demander s'il y a du neuf... Il n'est pas utile de se porter chaque jour sur les sites Internet sélectionnés. Si des dates prévisionnelles sont annoncées, il peut être utile de s'aider d'un agenda, et même d'un agenda électronique qui rappellera automatiquement qu'une échéance probable est arrivée et qu'il convient d'agir en conséquence dans le dispositif de veille.

Recours à un agenda électronique

Pour décharger sa mémoire encombrée d'échéances, le veilleur bénéficie aujourd'hui d'agendas électroniques. Ces outils sont non seulement capables de gérer l'emploi du temps : rendez-vous, réunions, etc. mais aussi se rendent très utiles pour la gestion des tâches. Il est ainsi possible de programmer le rappel des tâches à réaliser, d'en noter leur progression et de lier ces documents de tâches à d'autres applications (voir notre article sur l'usage des agendas électroniques).

Recours à un agent de recherche

S'agissant de suivi sur Internet, il est des outils qui aident au suivi régulier : les agents de recherche (tels que Copernic ou Strategic Finder).
Dans leur version payante, ces outils permettent d'automatiser la ré-exécution de recherches préenregistrées. Ils peuvent donc se révéler utiles dans un dispositif de veille.

Révision périodique des objectifs de veille

Spécialement lorsqu'il s'agit d'un dispositif de veille sur le long terme, mais aussi sur des sujets à plus courts terme, il convient de revoir, de rafraîchir, éventuellement d'ajuster les objectifs de veille, et partant le dispositif mis en place, en fonction de l'évolution de la stratégie de la collectivité.

Résumé synthétique : mise en place d'un dispositif de veille

La mise en place d'un dispositif de veille suppose donc plusieurs éléments et phases :

  • Détermination du ou des sujets considérés comme stratégiques pour l'organisation :
    • Par induction
    • Suite à une demande formelle
  • Définition de l'angle sous lequel il convient de suivre le thème :
    • Fonctions attendues
    • Conformité aux objectifs de veille
  • Cerner le sujet à suivre :
    • À partir des éléments donnés
    • Délimiter l'aire du sujet
    • Pré recherche pour faire le point
  • Identifier les points d'accès utiles
  • Lister et/ou rechercher les contacts à prendre
  • Mise en place du plan de veille
    • Détermination des sources, canaux et points d'accès mis en œuvre
    • Équation de recherche en fonction des outils
    • Orchestration des canaux
    • Calendrier de suivi
      • Agenda électronique
      • Agent de recherche automatisé
  • Révision périodique des objectifs de veille et de leur caractère stratégique.

|cc| Didier Frochot — juin 2006IDC

[Site consulté le 02/02/2010]                   

Cet article traite des IDC (Information-documentation-connaissance) qui désigne le secteur d'activité qui traite de l'information et de la documentation. L'article étudie ce que renvoie chacun de ces termes, l'information est un terme flou, énormément utilisé sans vraiment jamais avoir été bien définit. On a aussi le concept de connaissance qui s'avère être à la mode et commercialement porteur. L'article présente le rapport entre information et connaissances, les méthodes et outils de traitement et de gestion de l'information, etc...

L’information et son support, le document, ont été les vecteurs fondamentaux de la société de l’information. Mais la connaissance sera l’enjeu essentiel du XXIème siècle.

Le concept d'information mis au jour au tournant du XXème siècle est un des plus féconds mais aussi un des plus flous qui puisse être. Fécond parce qu'il a permis la focalisation de techniques uniques pour le traitement de toute connaissance, jusques et y compris dans le domaine artistique et culturel. Flou parce que jamais un concept n'a autant été véhiculé sans qu'on en rappelle la définition.
Le mot information est tellement connu que personne ne s'attache plus à en définir le sens. Il suffit de prendre un manuel de documentation pour s'en convaincre. Il est tout de suite question d'information journalistique, spécialisée, juridique, scientifique... Mais curieusement, le concept central des métiers qui se veulent de l'Information-Documentation n'est jamais défini en lui-même.

La chaîne du document au savoir

Au cœur des préoccupations des métiers du secteur de l'information-documentation se trouve donc l'information. Autour de cette matière première si particulière gravitent les autres réalités que sont le document, la donnée, la connaissance et les savoirs.

De la gestion des connaissances à la connaissance

À la faveur d'une évolution dans les types de gestion de l'entreprise, reparaît le concept de connaissance. C'est une tendance récente qui semble connaître son apogée avec la gestion des connaissances, plus connue sous son vocable anglais de Knowledge management, KM pour les initiés... Le concept, commercialement porteur, est bien sûr devenu une mode et presque un mythe, un de plus, dans le monde de l'entreprise aux dirigeants sans cesse à la recherche de méthodes nouvelles et si possible faciles pour améliorer leur compétitivité. Mais par delà cette mode est une réalité qui à notre sens dépasse largement le seul concept de KM.

Salvatrice connaissance

Le monde redécouvre aujourd'hui la connaissance. Il s'aperçoit que s'il court après l'information depuis deux ou trois décennies, ce n'est pas pour l'information en soi, mais pour la connaissance qu'elle peut apporter. La valeur ajoutée intrinsèque de ce qu'on appelait naïvement dans nos métiers la bonne information au bon moment, sans creuser plus avant, c'est sa richesse de sens pour son usager. Elle le fait progresser dans son intelligence (au sens anglo-saxon du terme) de l'environnement et donc dans son efficacité.

Des points de repères et de réflexion

Cette rubrique propose quelques réflexions de base à toutes les personnes qui s'intéressent à ce secteur d'activité que d'aucuns commencent à nommer Information-Documentation-Connaissance, ou plus rapidement IDC. Là encore on peut ajouter le C de connaissance pour suivre une mode, sans trop comprendre son poids. Mais le concept de connaissance, sera inévitablement l'enjeu fondamental du siècle qui s'ouvre.
Cette rubrique propose aussi quelques textes sur les métiers de l'IDC. Textes de réflexion, textes sur les pratiques, les méthodes et les outils de traitement et de gestion de l'information. Le nombre de ces textes augmentera bien sûr au fil des mois sur ce site.

[Site consulté le 02/02/2010]

Tiré du site Lesinfostrateges.com, cet article présente un type d'outil très demandé par les internautes, ce sont les listes de discussion et de diffusion. Celles ci permettent d'échanger, de se tenir au courant de l'actualité, partager des idées communes avec un groupe. Ces deux listes s'appuient sur la messagerie pourtant elles n'ont pas la même finalité. L'article nous présente donc ces deux listes en les définissant et présentant leurs fonctionnements.

Parmi les services proposés sur un site web, il est aujourd'hui souvent question de liste de discussion ou de liste de diffusion. Ce type d'outil est très prisé par les internautes qui souhaitent être tenus au courant de l'actualité d'un site, d'un secteur d'activité ou tout simplement échanger des informations avec un groupe de personnes intéressées par le même sujet.

Ces deux types de liste ont en commun de s'appuyer sur la messagerie, en revanche elles n'ont pas la même finalité. Malgré cela, il existe toujours un certain flou dans ce domaine. Ainsi, il n'est pas rare de se voir proposer un abonnement à une liste de discussion qui correspond, en fait, à une liste de diffusion et vice-versa. Une mise au point conceptuelle semble donc nécessaire pour tenter d'y voir plus clair et éviter des confusions malheureuses.
Quelle est donc la différence fondamentale entre une liste de discussion et une liste de diffusion ? La première permet aux membres d'une même liste de discuter et d'échanger des informations par e-mail. Quant à la seconde - encore appelée lettre d'information - elle permet simplement au propriétaire de la liste de diffuser des informations à tous ses abonnés. L'échange se fait donc à sens unique, les abonnés de la liste se contentant de jouer un rôle de récepteur d'informations.

1- Liste de discussion

Définition

De l'anglais : Mailing-list. Traduction en français : liste de discussion.

Une liste de discussion est un système qui permet à des personnes intéressées par un même sujet d'échanger des informations et de converser par e-mail.
Très proche des groupes de discussion ou forums (newsgroups) dans sa finalité, la liste de discussion possède toutefois sa logique propre. En effet, elles peuvent être définies comme des forums utilisant le courrier électronique. Et, différence essentielle avec les newsgroups (ou groupes de discussion), il est nécessaire d'être techniquement abonné pour y participer.
Tous les abonnés d'une liste envoient des e-mails à la liste que tous lisent et auxquels tous peuvent répondre par la liste, favorisant ainsi une vraie interactivité. D'où le nom francophone de "liste de discussion".

Fonctionnement technique

Comment fonctionne techniquement une liste de discussion ?
Elle s'appuie, en fait, sur un robot logiciel, véritable automate chargé de distribuer les messages destinés à tous les abonnés de la liste. Un message envoyé sur une liste de discussion est donc diffusé à l'ensemble des participants à cette liste. Et une réponse faite à un message reçu en tant qu'abonné sera, à son tour, envoyée à tous les autres abonnés de la liste.
Tous les messages sont donc pris en charge par ce programme qui fonctionne en permanence sur une machine.
A la différence de la plupart des groupes de discussion (newsgroups), il n'est pas nécessaire de se rendre sur un site pour consulter les dernières contributions. En effet, celles-ci sont envoyées puis directement consultables dans la boîte de réception des logiciels de mail (Outlook, Outlook Express, Eudora, etc.) des abonnés.
Pour participer concrètement à une liste de diffusion, il faut donc posséder un e-mail et s'abonner à cette liste, c'est-à-dire envoyer un message formel au robot pour lui demander d'inscrire dans la liste son propre e-mail. Dès que son inscription est effective, tout abonné reçoit tous les messages diffusés sur cette liste.
Lorsqu'un abonné reçoit un message de la liste, il peut soit répondre à l'expéditeur seul, soit à la liste dans son ensemble. Attention à ne pas faire d'erreur de manipulation, surtout lorsque la liste n'est pas modérée (cf. ce mot plus bas) ! Une réponse privée publiée par erreur sur la liste est toujours du plus mauvais effet...
Une liste de diffusion possède en général deux adresses e-mail à ne pas confondre. L'une est purement technique et sert à communiquer avec le robot et à lui donner des instructions : inscription, suspension d'inscription (pour les vacances, par exemple), désinscription à la liste, demande d'envoi de la liste des abonnés (de moins en moins courant pour des raisons juridiques), envoi du mode d'emploi de la liste (commandes de base pour communiquer avec le robot)... Aujourd'hui les procédures d'abonnement et de désabonnement sont le plus souvent interfacées via un formulaire Web, comme c'est le cas par exemple pour la liste Juriconnexion (cf. plus bas). Toutes les commandes sont donc simplifiées puisqu'il n'y a plus qu'à remplir des cases sur une page Web pour s'abonner ou se désabonner.
L'autre adresse e-mail est destinée à recevoir les messages qui seront diffusés sur la liste. Donc, pour adresser un message à la liste, il faut l'envoyer tel qu'il sera diffusé à cette adresse e-mail. On appelle propriétaire de la liste, le détenteur de cet e-mail. Si la liste n'est pas modérée (cf. ci-dessous) le message est immédiatement diffusé aux abonnés de la liste. Si la liste est modérée, les messages restent en attente de validation par la personne chargée de modérer la liste pour être acheminés vers les abonnés.

Fonctionnement institutionnel et typologie

L'abonné reçoit en général, en guise de bienvenue, un message d'accueil sur la liste et en outre un message lui notifiant les règles de fonctionnement de la liste, tant techniques que déontologiques et juridiques. Un abonné peut être radié de la liste s'il n'observe pas les règles de celle-ci.

Il est nécessaire de bien connaître la typologie des listes. Ainsi, une liste de discussion peut prendre plusieurs formes : ouverte ou fermée, publique ou privée, modérée ou non modérée, « en continu » ou « digest ».

Liste non modérée. Tous les messages envoyés à la liste sont automatiquement diffusés par le robot, sans contrôle a priori. Un message envoyé par un membre de la liste sera donc immédiatement adressé aux autres abonnés qui pourront, à leur tour, réagir. Ce système favorise ainsi une véritable interactivité au sein de la liste de discussion.
Liste modérée. Tous les messages envoyés à la liste sont mis en attente pour être validés par un modérateur qui juge de l'opportunité de leur diffusion. Le modérateur peut être une seule personne ou une équipe qui se partage ce travail de contrôle. Il ne faut pas forcément voir dans ce contrôle a priori une censure. Mais la modération semble même nécessaire lorsque la liste est ouverte et publique, pour éviter les messages de provocation qui pourraient nuire à la liste, voire entraîner sa fermeture pour des raisons de droit de l'information.
Situation mixte. Certains logiciels permettent des situations intermédiaires. Ainsi certaines listes peuvent être non modérées pour tous leurs abonnés et modérées pour les messages envoyés par les non-abonnés.

Liste ouverte. Dans ce cas, aucune condition pour s'inscrire sur la liste n'est requise. Aucune condition d'appartenance n'est donc nécessaire pour s'abonner à une telle liste. Il suffit alors d'envoyer un message de demande d'inscription pour être abonné soit directement via l'automate soit via la personne, gestionnaire de la liste.
Un autre aspect de l'ouverture de la liste est la possibilité offerte aux non abonnés d'envoyer des messages à celle-ci.
Liste fermée. Une procédure d'autorisation et de validation d'entrée dans la liste est mise en place, selon la volonté de son propriétaire. Ce pourrait être par exemple le contrôle de l'adhésion à une association ou encore le parrainage d'un autre abonné de la liste.


Liste publique
. La liste est dite publique lorsque les archives de celle-ci (l'ensemble des messages diffusés sur celle-ci) sont consultables par toute personne même non-abonnée à cette liste. Ces messages sont, le plus souvent, accessibles via une interface Web. Un moteur de recherche permet, dans la plupart des cas, d'effectuer une recherche par mots-clés ou par date de publication.
Liste privée. Dans ce cas, il n'existe pas d'archives publiques. Seuls les abonnés peuvent donc avoir accès à tout l'historique des messages qui ont transités sur la liste.

Liste « En continu ». Les messages envoyés par les abonnés sont transmis directement, un par un, en temps réel ou en léger différé (en cas de modération) et dans leur intégralité, aux autres abonnés.
Liste « Digest ». Dans ce cas, le gestionnaire de la liste décide d'envoyer, à intervalles réguliers, une compilation rassemblant tous les messages envoyés en un seul.
Cas intermédiaire. Certains modérateurs, dans le louable souci d'éviter un trop grand nombre de messages quotidiens, les groupent par paquet de deux ou trois. Ils regroupent, sous un intitulé en général fort long, les sujets des deux ou trois messages ainsi groupés. Cela rend l'exploitation difficile car le plus souvent, le lecteur ne voit pas toute la ligne de sujet. Il faut dès lors lire chaque message pour être sûr de ne rien rater... La liste Biblio-fr fonctionne encore souvent selon ce système.

On peut mentionner, à titre d'exemple, les listes de Territorial (site de La Lettre du Cadre territorial) qui s'adressent en priorité aux professionnels des collectivités locales, ou encore la liste Juriconnexion qui concerne la documentation juridique sur support électronique et la diffusion des données publiques juridiques.
Accès aux listes de Territorial :
http://www.territorial.fr/131-listes-de-discussion-de-la-fonction-publique-territoriale.htm
Accès à la liste de Juriconnexion : http://fr.groups.yahoo.com/group/juriconnexion/

2- Liste de diffusion

Basée sur le même principe, il existe des listes de simple diffusion. Ces listes ne permettent pas l'interactivité, c'est-à-dire que les messages sont envoyés par un émetteur unique - le gestionnaire de la liste - vers les abonnés.
Les membres de la liste de diffusion reçoivent donc régulièrement des informations sans pouvoir répondre publiquement au message directement par la liste.
Ces listes n'ont donc pas pour but de favoriser les discussions entre les abonnés. Comme leur nom semble l'indiquer, ces listes permettent seulement de diffuser une information générale ou spécialisée.

Il est utile de rappeler que nombreux encore sont les sites qui nomment listes de diffusion, des listes dédiées à la discussion entre les membres inscrits. Par ailleurs, la majorité des répertoires de listes référencent à la fois les listes de diffusion et les listes de discussion sans opérer de distinction claire. Ceci est d'autant plus compréhensible que celles-ci utilisent souvent les mêmes technologies.
Il convient donc de bien observer la réalité pour y voir plus clair et savoir de quoi on parle.

Aujourd'hui, un grand nombre de sites proposent une liste de diffusion qui prend souvent la forme d'une lettre d'information (newsletter) quotidienne, hebdomadaire ou moins fréquente. Cet outil permet au webmestre, responsable du site (journal en ligne, institution, site personnel, etc.), d'annoncer les mises à jour et/ou les derniers événements dans un domaine donné.
Les entreprises - notamment dans le domaine informatique - utilisent largement ce type de listes pour tenir leurs clients informés des améliorations apportées à leurs produits. Et les publicitaires aussi qui parfois transforment la liste de diffusion en outil de spam...

|cc| Didier Frochot - Fabrice Molinaro - mai 2004 - septembre 2006

[Site consulté le 02/02/2010]

L'article tiré du site Internet Lesinfostrateges.com traite des listes de discussion et de diffusion dans un dispositif de veille. Elles occupent une place importante car elles permettent à l'internaute d'être tenu au courant des dernières mises à jour. L'article nous expose les démarches à suivre afin de repérer les listes discussion et de diffusion qui apporteront de l'information pertinente dans le cadre d'un dispositif de veille et nous présente les avantages que ces listes peuvent apporter à un dispositif de veille.

Dans le cadre de la mise en place d'un dispositif de veille, il convient de repérer les listes de discussion et les listes de diffusion qui pourraient apporter de l'information pertinente.

Parmi les outils à utiliser dans un dispositif de veille, les listes de discussion et les listes de diffusion occupent une place importante (voir notre article sur le sujet). En effet, celles-ci permettent à l'utilisateur d'être tenu au courant à chaque mise à jour d'un site web ou bien tout simplement d'échanger des informations avec un groupe de personnes intéressées par un même sujet.
Toutefois, vu le flou existant dans le domaine, il convient - pour commencer - de bien faire la distinction entre une liste de discussion et une liste de diffusion. La première permet aux membres d'une même liste de discuter et d'échanger des informations par e-mail. Ces listes sont, en général, spécialisées dans un domaine donné (les marchés publics, l'intercommunalité, le monde des logiciels libres, etc.) et regroupent donc des utilisateurs partageant les mêmes centres d'intérêts.
Quant à la seconde - encore appelée lettre d'information - elle permet simplement au propriétaire de la liste de diffuser des informations à tous ses abonnés. Les membres de la liste de diffusion reçoivent donc régulièrement des informations sans pouvoir répondre publiquement au message directement par la liste. Ces outils n'ont donc pas pour but de favoriser les discussions entre les abonnés. Comme son nom semble l'indiquer, ce type de liste se contente de diffuser une information générale ou spécialisée.

Dans le cadre de la mise en place d'un dispositif de veille, il convient de repérer les listes de discussion et les listes de diffusion qui pourraient apporter de l'information pertinente.
Comment procéder ?
Une fois que le domaine de la veille a bien été délimité, il faut trouver des sites web de référence sur la question. Ce travail de détection des ressources peut aussi bien s'effectuer via les moteurs de recherche (Google) que par les répertoires (Guide Yahoo !, Dmoz, Guide de Voila).
Dans un moteur de recherche comme Google, il ne faut pas hésiter à lancer des requêtes assez larges ("marchés publics", "collectivités locales", etc.) ou plus ciblées en croisant des expressions ("liste de discussion" "collectivités locales").
Outre les répertoires généralistes cités ci-dessus, une recherche dans un moteur permettra peut-être de trouver des répertoires spécialisés sur un sujet donné. Mais il faudra aussi parfois compter sur des répertoires de listes. Il en existe quelques-uns mais leur qualité est parfois inégale. Nous pouvons mentionner - à titre d'exemple - le répertoire de listes Francopholistes (http://www.francopholistes.com/) ou encore Territorial (http://www.territorial.fr) qui propose une sélection de listes dédiées aux Collectivités locales. Mais il est aussi conseillé de s'intéresser aux listes créées sur des espaces offerts par des poids lourds du Web : Groupes Yahoo ! (http://fr.groups.yahoo.com/) ou encore Groupes Google (http://groups.google.fr).
Enfin, une fois certains sites repérés, il est fortement encouragé de s'intéresser aux liens conseillés sur ces derniers. C'est de cette manière que l'on peut commencer à recomposer le puzzle d'un réseau existant et ainsi de dresser un panorama de sites de référence sur un sujet donné.
Il ne reste plus qu'à bien classer les ressources dans un dossier de Favoris (pour Internet Explorer) ou de Signets (pour Firefox) puis de s'inscrire aux listes de diffusion et aux listes de discussions proposées par les sites.
Commence alors une période d'expérimentation pour mesurer la qualité de telle ou telle liste. Si certaines se révèleront pertinentes, d'autres pourront finalement paraître trop « bavardes » ou au contraire trop silencieuses faute d'animateurs. Cette phase de test peut alors se conclure par un processus de recentrage autour de quelques listes.

Les avantages apportés par les listes dans un processus de veille sont assez importants. Dans le cas des listes de diffusion, l'utilisateur est alerté par e-mail lorsqu'un site web publie de nouvelles informations. Il n'est donc plus nécessaire de se rendre chaque jour ou chaque semaine sur le site en question. L'information vient à l'utilisateur qui aura ensuite tout le loisir de cliquer sur le lien d'un article qui l'intéresse pour en savoir plus. Aucune information ne peut ainsi lui échapper même en cas d'absence pendant quelques semaines. Une fois de retour, l'utilisateur n'aura plus qu'à consulter ses e-mails pour prendre connaissance des nouveaux articles publiés sur les sites surveillés.
Quant aux listes de discussion, celles-ci apportent des avantages de nature différente. Cette fois-ci, il est possible d'interagir avec les membres d'un réseau professionnel. Une telle liste permet à chacun de faire profiter d'expériences, de répondre à des questions précises tout en suivant les sujets d'actualité et les nouvelles problématiques dans le domaine concerné.
Par ailleurs, la communication est facilitée dans la mesure où chaque membre peut dialoguer avec l'ensemble des abonnés. Et cela quelle que soit la distance géographique qui les sépare. Ainsi, dans le cas d'une liste spécialisée en Ressources Humaines, un DRH de la Réunion pourra facilement poser des questions à un DRH de Lille.
Comme pour les listes de diffusion, l'information vient à l'utilisateur. Les échanges de la liste de discussion lui parviennent directement dans son mail.

Un dispositif de veille - pour être efficace - ne peut donc pas aujourd'hui faire l'économie d'une sélection pertinente et de l'exploitation raisonnée de listes de discussion et de diffusion.

|cc| Fabrice Molinaro - juin 2006google

[Site consulté le 08/02/2010]                                                            

L'article ci dessous, présente le moteur de recherche Google comme un excellent outil de veille. Il explique le fonctionnement des alertes Google et leurs services, celles ci permettent d'être averti par e-mail lorsque des documents publiés en ligne  correspondent à un sujet indiqué par l'utilisateur. L'article décrit également comment établir une recherche sur Google (il est important de connaître un minimum Google pour pouvoir mettre en place une alerte) ainsi que la façon dont on gère ces alertes.

Le service Alertes Google permet d'être averti par e-mail quand des documents publiés en ligne correspondent à un sujet indiqué par l'utilisateur.

Rapide historique

Google News - le service d'actualité de Google - a été lancé officiellement au mois de mars 2002 en anglais aux États-Unis. Le 29 juillet 2003 naissait l'antenne Google Actualités France. Près de 500 sources francophones - sont disponibles : des grands quotidiens (Le Monde, Libération, etc.) aux hebdomadaires, en passant par des vitrines institutionnelles, des sites d'information en ligne et quelques webzines qui ont retenu l'attention de Google.
En février 2004, Google offrait un nouveau produit très intéressant aux internautes francophones : Alertes Google Actualités : outil de veille par mot clé dont les résultats sont envoyés par e-mail.
Deux services d'alertes distincts, vont coexister quelque temps : les Alertes Google Actualités et les Google Web Alertes, lancées en mars 2004. Les premières s'intéressent à la presse en ligne tandis que les secondes scrutent les sites du Web mondial.
Ces deux services ont fusionnés en septembre 2004 et sont désormais disponibles à partir d'une interface commune : http://www.google.com/alerts?hl=fr

Un excellent outil de veille gratuit et souple

Le service Alertes Google permet d'être averti par e-mail quand des documents publiés en ligne correspondent à un sujet indiqué par l'utilisateur.
Il suffit de créer un compte et d'indiquer des mots-clés et/ou une expression. Alertes Google permet, par exemple, de suivre l'évolution d'une affaire, de suivre l'actualité sur une personnalité ou encore de surveiller un domaine stratégique dans le cadre de ses activités professionnelles.
Il existe deux possibilités pour créer une alerte Google. L'internaute peut ainsi se rendre directement sur la page dédiée aux alertes en cliquant sur le lien « Alertes Actualités » présent sur la page d'accueil du site de Google Actualités (sur la gauche).
Mais il lui est aussi possible de commencer par lancer une recherche dans le service d'actualité de Google, de vérifier que la requête est pertinente, puis enfin de cliquer sur le lien « Alertes Actualités ». Par cette méthode, la requête apparaît automatiquement renseignée dans le champ Termes recherchés.

Alerte actualités ou/et alerte web

Lors de la création d'une alerte, plusieurs possibilités sont offertes dans le champ Type. Les utilisateurs peuvent choisir de suivre un sujet uniquement via Google Actualités, sur le Web ou bien dans les deux à la fois : Actualités et Web. Google permet aussi de créer une alerte dans les forums de discussion Usenet (Groupes). Mais cette option n'est pas très intéressante, les forums Usenet ayant perdu de leur pertinence. Le mieux est donc de choisir Actualités et Web pour orienter sa veille à la fois sur les médias en ligne et les nouvelles pages du Web contenant les termes à suivre.
Il faut choisir la fréquence d'envoi des informations : une fois par jour, une fois par semaine ou bien selon l'actualité. Il est conseillé d'opter pour cette dernière option.
Après avoir indiqué son e-mail, il suffit de cliquer sur le bouton Créer l'alerte. Une demande de confirmation sera alors envoyée à l'internaute à l'adresse e-mail indiquée lors de la création de l'alerte.

Maîtriser la syntaxe de recherche dans Google

Il semble important de connaître un peu Google et sa syntaxe de recherche pour mettre en place une alerte efficace. En effet, Google - comme tous les moteurs de recherche - dispose de sa propre syntaxe d'interrogation. Souvent inconnue de la plupart des utilisateurs, celle-ci - bien maîtrisée - permet pourtant de gagner en efficacité et d'accroître la pertinence des résultats.
Il faut ainsi savoir qu'un espace entre deux mots équivaut, dans Google, à l'opérateur « ET » (« AND » en anglais). La requête :: marchés publics :: lancera une recherche sur les pages contenant ces deux termes mais pas nécessairement à la suite les uns des autres.
Pour que ces termes apparaissent dans un ordre voulu, il faut introduire le signe « + » devant les termes de la recherche. La requête :: +marchés+publics :: donnera en priorité des résultats contenant d'abord le mot marchés, et plus loin, le mot publics.
Pour rechercher sur une expression donnée, il faut entrer la requête entre guillemets : « marchés publics ». Elle renverra des pages contenant la chaîne de caractères « marchés publics ».
Il ne faut pas hésiter à combiner plusieurs expressions dans la même recherche. Par exemple : :: « marchés publics » « collectivités locales » jurisprudence :: qui renverra des pages contenant à la fois les deux expressions et le mot jurisprudence.

Gérer ses alertes

Lorsque l'on pose une nouvelle alerte, il est possible - à tout moment - de la faire évoluer en modifiant les mots-clés enregistrés dans le champ « Termes recherchés ». Il est donc envisageable de tester la pertinence d'une requête pendant quelques jours puis d'y apporter des changements si les résultats renvoient trop de bruit ou au contraire du silence.
Google propose un espace réservé qui permet aux utilisateurs de gérer l'ensemble de leurs alertes. Il suffit de cliquer sur le lien connecter pour gérer vos alertes, d'indiquer son e-mail et son mot de passe pour accéder à l'ensemble de ses alertes.
Une page permet alors de modifier l'ensemble des paramètres de chaque alerte : Termes recherchés, type et fréquence.
Ce service est très souple d'utilisation. Chaque internaute a la possibilité d'enregistrer un nombre quasi illimité d'alertes avec le même compte.

Une limite peut résider dans le délai de disponibilité de l'information, surtout dans l'actualité. En cas de non consultation immédiate de ses e-mails, il sera fort possible de voir l'information repérée dans un e-mail Alertes Google être passée en archives payantes. Mais l'intérêt du service demeure : l'utilisateur aura pu repérer la référence d'une information intéressante. Libre à lui ensuite d'acheter l'article en ligne ou de se rendre dans un centre documentaire pour se procurer une copie du document.

À noter que Google permet aussi de recevoir ses alertes sous forme de fils RSS/Atom (cf. notre article sur le sujet, spécialement le paragraphe sur les Alertes Google).

|cc| Fabrice Molinaro - juin 2006

[Site consulté le 08/02/2010]

Cet article concerne Google actualités, un bel outil qui permet de constituer sa propre revue de presse. Ce service déjà très satisfaisant se développe encore plus. Google permet à l'utilisateur de personnaliser sa propre revue de presse. L'article nous décrit donc les différents champs personnalisable comme l'agencement des blocs d'actualités sur mesure, définir le nombre d'articles affichés ou encore décider de mettre ou non des images. L'utilisateur peut également "faire son marché" parmi les 22 internationales. Néanmoins ce service personnalisable possède quelques limites.

Google Actualités représente un très bel outil pour constituer - chaque matin - sa revue de presse. En effet, les articles issus de plus de 500 sources d'information francophone (Libération, Le Figaro, etc.) sont automatiquement classés par grandes thématiques (À la Une, France, etc.). Si ce service d'actualités était déjà très satisfaisant, Google a décidé d'aller plus loin en permettant à l'utilisateur de personnaliser sa propre revue de presse.

C'est le 10 mars 2005 que Google annonce une amélioration considérable de son service d'information en ligne.

Une mise en page personnalisable

Auparavant, l'internaute devait se contenter de consulter les articles insérés dans des blocs (À la une, International, France, etc.) qui semblaient inamovibles. Désormais, celui-ci peut manipuler ces blocs comme il l'entend pour construire une page d'accueil qui répond mieux à ses préoccupations.
En cliquant sur le lien « Personnaliser cette page », il est possible de configurer sa page d'actualités. L'éventail des possibilités est assez impressionnant.

Agencer les blocs d'actualité sur mesure

Ainsi, l'on peut modifier :
- l'ordre d'affichage des rubriques (faire apparaître - par exemple - Culture et Science/Tech en haut à la place de International et France comme sur la page par défaut) ;
- le nombre de rubriques (faire disparaître certaines rubriques si on le désire)
- ou encore le volume de titres dans chaque bloc (affichage de un à 9 grands titres).

Définir le nombre d'articles affichés

À tout moment, il est possible de modifier le nombre de titres affichés en cliquant sur le lien « Modifier » à droite du titre de la rubrique ou encore sur les liens « Afficher plus d'articles » ou « Afficher moins d'articles » en bas de la rubrique.

Avec ou sans images

En haut à droite, l'on peut choisir entre deux modes d'affichage : Google Actualités standard (avec les images) et Version texte (sans images).

Des rubriques au choix

Mais Google Actualités permet d'aller plus loin. En effet, l'utilisateur a la possibilité de « faire son marché » parmi les 22 antennes internationales. Celui-ci peut donc facilement intégrer à sa page d'accueil personnalisée le bloc Science/Tech de Google Actualités, le Scienze de Google Italie et le Ciencia/Tecnología de Google España. Au total, l'utilisateur peut aujourd'hui afficher vingt rubriques.

Des rubriques d'actualité sur mesure

Enfin - encore mieux -, il est possible de créer ses propres rubriques personnalisées. Il suffit de cliquer sur « Ajouter une rubrique personnalisée » puis de proposer des mots-clés de son choix. En proposant - par exemple - « conservation du patrimoine », une rubrique portant cette expression sera créée. Tous les articles contenant ces termes apparaîtront directement dans ce nouveau bloc.
En combinant la suppression des rubriques standard (seule La Une est inamovible) avec le choix de rubriques sur mesure, il est possible de se créer sa page d'actualité (sorte de revue de presse thématique automatisée) entièrement sur mesure, pour suivre par exemple une série de sujets de veille.
Et comme il est aussi possible de revenir à tout moment sur la version par défaut de Google Actualités en cliquant sur le lien « Google Actualités standard », l'utilisateur peut basculer facilement entre la version standard de Google Actualités et sa revue de presse personnalisée (lien « Actualités personnalisées »).

Une personnalisation à emporter

Ce service de page personnalisée - s'il est très intéressant - possède certaines limites. En effet, la configuration de sa page d'actualités reste étroitement liée au poste sur lequel celle-ci a été créée. Ainsi, un utilisateur qui aura préparé sa revue de presse personnalisée sur le PC de son lieu de travail ne la retrouvera pas une fois connecté sur un autre poste (au travail ou chez lui). C'est pour remédier à cet inconvénient que Google Actualités a ajouté - depuis le mois de mars 2006 - un lien "Emportez cette page avec vous". Il suffit alors d'avoir un compte Google pour enregistrer ses préférences. Une fois cette opération effectuée, il suffira de se connecter à son compte Google sur n'importe quel poste et en tout point du globe pour retrouver sa revue de presse personnalisée.

Le secours des flux RSS/ATOM

Enfin, il est également possible - une fois sa page d'actualités personnalisée configurée - de cliquer sur le lien RSS ou Atom situé à gauche de la page pour générer un flux de ce type. L'utilisateur pourra ainsi suivre sa revue de presse via un lecteur de flux RSS ou Atom (cf. notre article sur le sujet).

Un outil décidément à connaître et à utiliser pour ses missions de veille.

|cc| Fabrice Molinaro - juin 2006agenda

[Site consulté le 08/02/2010]                                          

Cet article tiré du site Internet Lesinfostrateges.com présente comment l'intégration d'un agenda électronique peut être un précieux assistant de veille, il explique la méthode de mise en place de l'agenda, la démarche d'utilisation et comment l'agenda nous permet de suivre l'actualité grâce aux tâches mise en place.

Parmi les outils bureautiques qui facilitent la vie d'un veilleur — spécialement lorsqu'il y a des échéances à suivre — figure l'agenda électronique. Cet assistant peut rappeler les rendez-vous, mais aussi les tâches que l'utilisateur aura inscrites. C'est à ce gestionnaire de tâches que nous consacrons les lignes qui suivent.

Un aide-mémoire infatigable

Souvent sous-utilisé, le gestionnaire de tâches — le plus souvent inclus dans les agendas électroniques, mais il existe des outils autonomes pour qui ne possèderait pas d'agenda — peut se révéler un précieux assistant de veille.
Rappelons qu'un gestionnaire de tâches permet d'inscrire des tâches à accomplir à des échéances définies. Il se chargera de relancer l'utilisateur aux dates prévues. Les gestionnaires de tâches les plus connus sont celui de Microsoft Outlook (ne pas confondre avec le logiciel de messagerie Outlook Express, associé à Internet Explorer) et celui intégré dans l'agenda de Lotus Notes.
Le gestionnaire peut donc s'intégrer dans un dispositif de veille juridique. Cela suppose déjà d'avoir bien défini les sujets à surveiller et d'avoir repéré les sites ou les recherches à réaliser sur Internet. Il faut aussi définir une périodicité pour suivre le sujet. Ensuite, il n'y a qu'à coupler les bons sites ou requêtes à une périodicité en exploitant les tâches répétitives du gestionnaire.

La méthode

La mise en place d'une tâche se concrétise par l'ouverture d'un formulaire à renseigner. Il lui faut au minimum un intitulé et une date d'échéance. La tâche se rappellera au bon souvenir de l'utilisateur sous forme d'une alerte sonore et visuelle à la date prévue. À partir de là, il convient habituellement d'exécuter cette tâche « à la main ».
Mais il est possible d'automatiser le dispositif de veille consistant à rechercher des informations sur Internet sur le sujet.
Plusieurs tactiques sont possibles pour automatiser la recherche.

Suivre les bonnes adresses sur internet

Il faut avoir repéré sur Internet le ou les bons sites, ceux sur lesquels les informations qu'on souhaite surveiller sont régulièrement mises à jour. Ce sera par exemple le dossier législatif d'un projet de loi sur le site de l'Assemblée nationale, puis sur celui du Sénat, en fonction de la navette parlementaire. Il suffit dans ce cas d'avoir repéré la bonne page et d'en copier l'adresse Internet dans le formulaire de tâche, dans la zone de commentaires qui accepte tout type de donnée, y compris des liens hypertexte.
Ce ou ces sites étant ainsi dûment enregistrés dans le formulaire de tâches, dès que celle-ci se relance, il suffit d'ouvrir ce formulaire et de cliquer sur le lien collecté pour qu'automatiquement le navigateur se lance et affiche la page en question. Gain de temps assuré...

Marier une tâche et un profil de recherche

Mais ce suivi « fermé » de quelques sites peut ne pas suffire pour cerner un sujet, surtout lorsqu'il génère des débats publics ou qu'on cherche aussi des commentaires. Il convient alors de combiner à la méthode une autre astuce de navigation.
Une recherche sur un moteur de recherche quel qu'il soit (moteur public ou moteur interne à un site), génère une ligne de langage abscons dans le fenêtre d'adresse du navigateur : la requête. Une ruse consiste à poser un favori sur cette adresse. Elle peut alors se réexécuter indéfiniment : toutes les fois où le favori est appelé, la recherche est lancée à nouveau et le moteur renvoie des résultats mis à jour. Ceci correspond à ce qu'on nommait profil de recherche sur les serveurs de bases de données professionnelles.
Plutôt que de poser un favori, il suffit de copier cette ligne d'adresse portant le profil de recherche dans le formulaire de tâche. À l'échéance, l'utilisateur ouvre le formulaire de tâche et lance automatiquement sa recherche.

Suivre l'actualité grâce aux tâches

Les outils de recherche sur l'actualité tels que Google Actualités obéissent au même système : une recherche par sujet génère une ligne de requête dans la fenêtre d'adresse. Il suffit donc de réaliser la même opération que précédemment pour enrichir son dispositif de veille d'une recherche dans l'actualité.
Pour un même sujet de recherche, il est bien sûr possible de consigner dans la même tâche plusieurs adresses de sites et profils de recherche. Le suivi s'en trouve simplifié.

Rendre les tâches répétitives

Un bon gestionnaire permet de préciser la périodicité d'une tâche : hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle, le x de chaque mois, le 1er jeudi du mois, tous les vendredis... Lorsque la tâche de suivi de veille devient répétitive, selon le rythme choisi, c'est elle qui relance régulièrement l'utilisateur qui n'aura que le mal d'ouvrir le formulaire et de cliquer sur le ou les liens qu'il y a déposés. Une fois son exploration des sites et ses recherches faites, il déclare la tâche terminée et celle-ci se reprogramme automatiquement à l'échéance suivante. Il devient donc impossible d'oublier sa veille...

|cc| Didier Frochot — juin 2006

[Site consulté le 08/02/2010]

Le meilleur moteur de recherche sur l'Internet dispose également d'un service d'actualités très performant : Google News. Les sources d'informations exploitées par Google News sont issues de la presse écrite et de la presse électronique sans oublier la TV et la radio.

Un service mondial

Dans sa stratégie de développement offensif, le moteur Google se devait d'occuper le terrain de l'actualité en ligne. Ainsi, Google News a, tout d'abord, été lancé en mars 2002 en version anglaise aux Etats-Unis (pour ensuite connaître quelques perfectionnements au mois de septembre). Puis, l'année suivante - au mois de mai 2003 - Google créé des versions locales pour le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Royaume-Uni et l'Inde. Le mois de juillet 2003 marque une nouvelle étape dans le développement du service. C'est la naissance de Google News Deutschland, la première version non-anglophone de l'outil proposé par le célèbre moteur. Le 29 juillet 2003, c'est au tour de Google Actualités France de voir le jour puis, peu après, aux versions locales pour l'Italie et l'Espagne. En septembre 2004, Google s'attaque au marché asiatique avec l'ouverture de versions pour la Chine, Honk Kong, le Japon, la Corée et Taiwan. Le 9 décembre 2004, Google News annonce le lancement de 7 nouvelles antennes dont certaines marquent l'arrivée du service d'actualités en Amérique du sud : Argentine, Chili, Mexique, Canada français (complétant ainsi la première antenne du Canada qui est uniquement anglophone), Autriche, Suisse (Suisse francophone) et Schweiz (Suisse alémanique). Le 17 novembre 2005, ce sont deux interfaces en langue portuguaise qui apparaissent : Portugal et Brésil.
Enfin, le 26 janvier 2006, le service d'actualités se lance aux Pays-Bas et en Belgique (en deux versions : francophone et néerlandophone). Dans le même temps, sur le blog officiel du moteur, est annoncé l'ouverture de sections en Irlande et, en Afrique du sud, ainsi que l'intégration de versions hispanophones pour des antennes déjà existantes : Colombie, Cuba, Pérou, Venezuela et États-Unis.
Au mois de juin 2006, apparaît l'antenne Google News Arabic. L'année 2006 verra aussi le lancement d'antennes en Norvège, en Suède et en Russie. En 2007, ce sera au tour d'Israel, de l'Inde, de la République tchèque et de la Grèce de disposer d'une antenne Google News.
Aujourd'hui, le service possède donc quarante-deux antennes dans le monde dont seize en Europe.

Les sources d'informations exploitées par le service Google News sont issues de la presse écrite et de la presse électronique sans oublier la TV et la radio. Le volume de sources utilisé est, en général, différent d'une antenne locale à une autre même si cette logique ne s'applique pas aux versions anglophones qui s'appuient toutes sur les mêmes sources (4500). Mais dans ce cas précis, il semble bien que l'outil de Google mette toujours plus en valeur des informations issues des sources locales. Ainsi, par exemple, Google News Canada affiche en priorité des articles parus dans le Calgary Sun et le Toronto Star.

[Site consulté le 08/02/2010]

Dans le domaine de l'actualité en ligne, Google News dispose d'un concurrent de taille à savoir Yahoo ! News dont l'existence est plus ancienne. En se basant en priorité sur les dépêches d'agences, Yahoo ! News se révèle très complémentaire du service de Google. 

Un service mondial

Dans la guerre ouverte que se livrent Google, MSN et Yahoo ! sur le terrain des services Internet, l'actualité en ligne occupe une place importante. Yahoo ! a su tirer son épingle du jeu en proposant très tôt - via son répertoire - un accès à des articles et dépêches d'agences. Ce type de service rentrait dans la stratégie de l'entreprise qui s'était progressivement orientée vers une solution de portail offrant le maximum d'informations (répertoire, actualité, météo, horoscope, etc.) à partir d'un accès unique. Mais ce côté "fourre-tout" tendait à se faire au détriment du développement de services de qualité. Sans parler du manque de visibilité tant il est vrai qu'il n'est pas toujours simple de se retrouver dans cette profusion de services.

Aujourd'hui, Yahoo ! propose, en parallèle, un accès à une interface plus dépouillée (http://fr.search.yahoo.com/search/fr/home/index.html) - sur le modèle de Google - pour ceux qui voudraient simplement effectuer des recherches, sans avoir à se repérer parmi tous les services et les publicités qui s'affichent sur le portail. Dans le même temps, il a été a fourni un effort considérable pour améliorer et enrichir son service dédié à l'actualité.
Ainsi, l'antenne américaine de Yahoo ! News propose désormais un moteur de recherche (http://search.yahoo.com/news) sur l'actualité qui ressemble à Google News. La recherche peut s'effectuer parmi plus de 7000 sources disponibles en 35 langues. Le module de recherche avancée permet à l'internaute de choisir un certain nombre d'éléments : langue, source, catégorie ou encore localisation géographique. Une fois les résultats affichés, il est possible de trier ceux-ci par ordre de pertinence ou de date.

Le service d'actualité de Yahoo! est aujourd'hui disponible dans plusieurs pays. Outre les traditionnels Yahoo! US News et Yahoo! UK and Ireland News, il existe une antenne pour les pays suivants : France, Allemagne, Chine, Japon, Espagne, Italie, Norvège, Danemark, Suède et Brésil. A noter que sur la page d'accueil de Yahoo! France Actualités (http://fr.news.yahoo.com/), les liens vers les autres antennes sont présentés selon la formule « Actualités en d'autres langues ». Ainsi, l'antenne brésilienne de Yahoo! News est identifié par le lien « Portugais (BR)» tandis que l'antenne suédois de Yahoo! News est identifié par le lien « Suédois » (et non pas « Suède »).

Voici quelques informations descriptives concernant les principales sources exploitées par les différentes antennes de Yahoo! News :

Yahoo! US News
http://news.yahoo.com/
Exemples de sources : AP, Reuters, New York Post, AFP, AP vidéo.

Yahoo! France Actualités
http://fr.news.yahoo.com/
Exemples de sources : AFP, Associated Press, Reuters, RTL, M6, Europe 1, Cyperus.

Yahoo! Deutschland Nachrichten
http://de.news.yahoo.com/
Exemples de sources : AFP, DPA, DDP, Reuters, Pressetext.de, AP Schweiz.

Yahoo! UK and Ireland News
http://uk.news.yahoo.com/
Exemples de sources : Press Association, Sky News, ZDNet UK, New Scientist, Reuters, AFP.

Yahoo! Chinese News
http://cn.yahoo.com/
Les sources apparaissent en caractères chinois.

Yahoo! Danmark Nyheder
http://dk.news.yahoo.com/
Exemples de sources : comon.dk, Rejsedoktor.dk, Reuters, Berlingske Tidende

Yahoo! Japan News
http://headlines.yahoo.co.jp/hl
Les sources apparaissent en caractères japonais.

Yahoo! Italia Notizie
http://it.news.yahoo.com/
Exemples de sources : ANSA, ASCA, AGI, NextaMedia, ADN Kronos

Yahoo! Norge Nyheter
http://no.news.yahoo.com/
Exemples de sources : Teknisk Ukeblad, Mozon, NTB

Yahoo! Brazil Notícias
http://br.news.yahoo.com/
Exemples de sources : Agência Estado, Agência JB, Reuters, EFE.

Yahoo! Sverige Nyheter
http://se.news.yahoo.com/
Exemples de sources : TT, Reuters, Reclandet.nu

Un portail complet et actualisé 24 heures sur 24

Les sources d'informations exploitées par le service Yahoo ! Actualités sont issues de la presse écrite et de la presse électronique, sans oublier la TV et la radio. Toutefois, contrairement à Google Actualités, le service de Yahoo! met l'accent sur les dépêches d'agences telles que Associated Press, Reuters et l'AFP. Selon le type de recherche voulu, il y a donc parfois plus de chances de trouver une information toute fraîche (la liste des membres d'un nouveau gouvernement, par exemple) sur Yahoo! Actualités plutôt que sur Google Actualités qui s'appuie surtout sur les journaux et les magazines.
Par ailleurs, Yahoo! Actualités - fidèle en cela à sa logique de portail - propose un certain nombre de services qui permettent à l'internaute d'aller plus loin sur un sujet donné. Ainsi, le site donne accès à des liens intitulés «Éditos », « À suivre », « En image », « Audio Vidéo », « Journaux télévisés » sans oublier « Revue de presse » ou encore « Dossiers ».

L'interface conviviale et très intuitive de Yahoo! Actualités permet à l'utilisateur de trouver rapidement les dernières informations intéressantes dans un domaine particulier. Dans la version francophone, les articles sont classés selon les rubriques principales suivantes : A la Une, Monde, France, Éco, Média, Multimédia, Culture, People, Insolite, Sport, Sciences et Santé. Yahoo! Actualités propose également un menu plus riche sur la colonne de gauche avec des liens tels que Audio/Vidéo, Dossiers d'actu, Interviews ou encore Blogs/Éditos.
Pour chaque information, on trouve mentionnés le titre (avec le lien vers l'article), le nom de la source et les premières lignes de l'article ainsi que la date et l'heure de publication. Sur la page d'accueil (http://fr.news.yahoo.com/), on peut également connaître la dernière mise à jour pour chaque rubrique.
Lorsqu'on consulte un article, il existe toujours des liens sur la page qui permettent à la fois d'accéder à la page d'accueil de la rubrique contenant l'article (Monde, Culture, etc.) ainsi qu'à un dossier (s'il en existe un) en rapport avec l'information trouvée.
Par ailleurs, le site propose un lien intitulé « Mon Yahoo! » (http://fr.my.yahoo.com/) qui permet, après enregistrement comme membre Yahoo!, de bénéficier d'un portail personnalisé avec les rubriques que l'internaute a sélectionnées.
Ces services qui permettent d'aller plus loin sont la marque de fabrique d'un savoir-faire confirmé dans le domaine du répertoire web.

Outre la navigation par rubriques, il est possible d'effectuer une recherche par mots-clés sur les articles ou les photos. Il existe deux accès pour cette recherche : la page d'accueil (http://fr.news.yahoo.com/) et une page spécifiquement consacrée à la recherche sur les ressources de Yahoo! (http://fr.search.yahoo.com/search/fr/news/index.html). Si le premier accès se concentre sur les dépêches d'agences, le deuxième proposé par Yahoo! permet d'élargir la recherche et de trouver des informations issues de journaux et magazines. La page de résultats ressemble d'ailleurs étrangement à celle de Google Actualités. Ceci étant dit, il est donc fortement conseillé de jongler entre les deux accès pour effectuer une veille efficace sur l'actualité.
Il y a peu encore, pour lancer une recherche sur les journaux et magazines, il fallait connaître une petite astuce qui consistait à effectuer une recherche directement à partir de l'interface américaine (http://search.yahoo.com/news). Après avoir cliqué sur le lien « Préférences » et choisi uniquement la langue française pour les résultats, il était alors possible d'utiliser le moteur pour effectuer une veille sur l'actualité francophone comprise au sens large (dépêches d'agences et articles issus de journaux).
Depuis le lancement - début novembre 2004 - de la nouvelle interface francophone de YST (http://fr.search.yahoo.com/), les choses ont été simplifiées. Mais la co-existence de deux types d'accès à l'information reste encore présente.

Enfin, le site est mis à jour en continu tout au long de la journée et les dernières informations publiées sont ainsi rapidement mises en valeur. La mise à jour a lieu toutes les heures ou toutes les semaines selon les rubriques (et l'actualité bien évidemment). Le processus est donc complètement automatisé. La sélection d'un article et son classement dans une rubrique sont assurés par des algorithmes informatiques.
Les documents sont archivés entre 7 jours et plusieurs mois. Mais Yahoo! précise que la grande majorité des dépêches est supprimée des serveurs après 7 jours, pour des raisons légales.

Un outil de veille sur l'information

L'utilisateur peut donc bénéficier de la puissance du service Yahoo! Actualités pour effectuer des recherches parmi les milliers d'articles, de dépêches, d'images et de documents complémentaires divers et variés (images, sons, vidéos, listes de liens, etc.). La seule limite réside dans le délai de disponibilité offert par le producteur d'information. Et, comme nous l'avons vu plus haut, le site ne peut pas dépasser une certaine durée pour l'archivage des informations notamment quant il s'agit de dépêches d'agences.
Ainsi, lors d'une recherche, il sera fort possible de trouver la référence d'une information passée qui n'est plus disponible sur Yahoo!. Dans le cas d'une dépêche AFP, il faudra alors se rendre sur le site de l'agence et passer à la phase payante pour consulter l'information recherchée. Malgré tout, l'intérêt du service reste entier car l'utilisateur aura pu repérer les références d'une information intéressante.

Toutefois, Yahoo! News propose un autre service pour suivre l'actualité. Il s'agit d'un outil d'alerte baptisé « Yahoo! News - Alerts » (http://alerts.yahoo.com/) mais qui n'est pas pour l'instant disponible en version francophone. Cet outil est tout de même plus abouti que celui proposé par Google. Il est, par exemple, possible de configurer la veille par rubriques ou encore par source d'information et de recevoir les alertes par e-mail, logiciel de messagerie instantanée (Yahoo! messenger) ou encore sur un téléphone mobile.
Une fois le compte utilisateur créé, celui-ci peut configurer plusieurs types d'alertes. Il suffit alors de nommer une alerte, lui associer des mots clés et de sélectionner éventuellement les sources ou les rubriques concernées. Il est également possible de demander l'envoi régulier de bulletins d'information sur l'actualité.
A noter que sur la version francophone de Yahoo! News, il est possible de s'inscrire à une newsletter qui permet de recevoir l'essentiel de l'information chaque jour gratuitement dans sa boîte aux lettres.

Complémentaire de Google News, notamment avec ses nombreux services offerts et l'accent mis sur les dépêches d'agences, Yahoo! News demeure un outil de veille incontournable sur l'actualité francophone et internationale.

|cc| Fabrice Molinaro - septembre 2004 - avril 2005msn

[Site consulté le 08/02/2010]                                             

Face aux redoutables Google News et Yahoo! News, Microsoft tente de se faire une place dans le domaine de l'actualité en ligne avec son service baptisé MSN Newsbot.

Un service mondial

L'actualité en ligne occupe une place essentielle dans la stratégie des principaux moteurs de recherche. Ainsi, Google News et Yahoo! News - des services très utilisés par les internautes dans le monde entier - doivent désormais surveiller un concurrent de taille : MSN Newsbot, le service d'actualité lancé par Microsoft. L'initiative de l'entreprise de Redmond n'est pas à prendre à la légère. Même si Google et Yahoo! possèdent encore une petite longueur d'avance, leurs services d'actualité ayant été initiés avant Newsbot (précisons tout de même qu'il existait des pages consacrées à l'actualité sur des antennes de MSN). Mais, dans un passé pas si lointain, Microsoft a su prouver qu'il était capable de rattraper très vite son retard et marginaliser son concurrent le plus sérieux. On se souvient du navigateur Web historique Netscape complètement laminé par Internet Explorer en quelques années...
C'est au mois de mars 2003 que Microsoft annonce son intention de mettre prochainement en ligne, un nouveau moteur de recherche, dans les dépêches d'actualité. Le public découvre finalement ce nouveau service en version bêta (test), le 17 novembre 2003. Disponible - dans un premier temps - pour la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne et la France, ce site revendique l'agrégation de plus de 4 000 sources d'informations. Côté innovation, MSN Newsbot propose une personnalisation du service basée sur les habitudes de lecture des visiteurs.
Le 17 février 2004, le site CNET (http://news.com.com/MSN+makes+play+for+more+searchers+overseas/2100-1024_3-5160702.html) révèle que MSN Newsbot s'est enrichi de cinq régions supplémentaires : Malaisie, Singapour, Inde, Afrique du Sud et Amérique latine. Puis, après quelques mois de tests dans de nombreux pays, MSN (http://www.microsoft.com/presspass/press/2004/jul04/07-27NewsbotPR.asp) lance officiellement - aux Etats-Unis - la version finale du site Newsbot, le 27 juillet 2004. Réalisée avec MSNBC (Site web d'information, produit de l'alliance entre Microsoft et le réseau télévisé NBC), cette interface s'appuie sur 4 800 sources d'informations.
Le lancement de la version finale a ouvert la voie à l'élargissement de MSN Newsbot : États-Unis -bien sûr -, Allemagne, Belgique, Irlande, Suisse (allemand), Suisse (français), Amérique (espagnol), Indonésie et Philippines.
Aujourd'hui, le service possède donc dix-huit antennes dans le monde dont neuf en Europe.

Les sources d'informations exploitées par le service MSN Newsbot sont issues de la presse écrite, des dépêches d'agences et de la presse électronique sans oublier la TV et la radio. Quant au volume de sources utilisé par chaque antenne, MSN se contente de communiquer uniquement le chiffre de 4 800 qui correspond à l'ensemble des sources utilisées par le service mondial MSN Newsbot.
Dans le cas des antennes francophones, par exemple, il est à noter que le lecteur peut avoir accès à des articles en provenance de toute l'aire francophone. Toutefois, il semble bien que l'outil de MSN mette toujours plus en valeur des informations issues des sources locales. Ainsi, par exemple, MSN Newsbot Belgique affiche en priorité des articles parus dans Le Soir ou La Libre Belgique.

Les antennes sont classées par situation géographique (en fonction du continent d'appartenance et par ordre alphabétique pour chaque continent). Voici quelques informations descriptives concernant les principales sources exploitées par les différentes antennes de MSN Newsbot :

EUROPE

MSN Newsbot Allemagne
http://news.de.msn.com/
Exemples de sources : FOCUS Online, Westdeutsche Allgemeine, Passauer Neue Presse, Neue Ruhr Zeitung, Potsdamer Neueste Nachrichten, Maerkische Allgemeine, Taz, Rhein Zeitung, etc.

MSN Newsbot Belgique
http://news.be.msn.com/
Exemples de sources : Le Soir en Ligne, Boursorama, Le Matinternet, Mes Nouvelles, Canadian Press via Canada.com, La Presse, etc.

MSN Newsbot Espagne
http://noticias.es.msn.com/
Exemples de sources : El Mundo, Europa Press, La Clave, Libertad Digital, Europa Press, La Voz de Galicia, etc.

MSN Newsbot France
http://news.fr.msn.com/
Exemples de sources : Reuters France, Libération, Boursorama, Le Monde, Voila.fr, AFP, Le Nouvel Observateur, etc.

MSN Newsbot Irlande
http://news.ie.msn.com/
Exemples de sources : eircom net, ABCNEWS.com, Reuters UK, New York Times, Reuters via Wired News, etc.

MSN Newsbot Italie
http://notizie.it.msn.com/
Exemples de sources : Corriere della Sera, il Riformista, Rai News 24, Radio Capital, Virgilio, Alto Adige, Kataweb, etc.

MSN Newsbot Royaune-Uni
http://news.uk.msn.com/
Exemples de sources : Reuters UK, AP via San Francisco Chronicle, AP via Seattle Post Intelligencer, Seattle Post Intelligencer, AP via Baltimore Sun, Reuters via Wired News, etc.

MSN Newsbot Suisse (allemand)
http://ch.msn.com/
Exemples de sources : 20minutes.ch, Netzeitung, Computer Bild, augsburger-allgemeine.de, Westdeutsche Allgemeine, Aachener Nachrichten, Passauer Neue Presse, etc.

MSN Newsbot Suisse (français)
http://ch.msn.com/defaultf.aspx?lang=fr-ch/
Exemples de sources : Edicom, Le Matinternet, 24Heures.ch, Nouvel Observateur, Reuters France, Le Monde, Le Figaro, TF1, L'Expansion, etc.

AMÉRIQUE

MSN Newsbot Amérique (espagnol)
http://latino.msn.com/
Exemples de sources : IBL News, Hoy Digital, Cadena SER, Diario de Sevilla, elcomercioperu, El Norte de Castilla, etc.

MSN Newsbot Amérique latine
http://latam.msn.com/
Exemples de sources : MSN Latino, Cadena SER, Diario de Sevilla, elcomercioperu, El Norte de Castilla, El Diario Montañés, etc.

MSN Newsbot États-Unis
http://www.msnbc.msn.com/
Exemples de sources : Reuters via Wired News, Xposed, ABCNEWS.com, Seattle Post Intelligencer, Bradenton Herald, Lexington Herald Leader, etc.

AFRIQUE

MSN Newsbot Afrique du Sud
http://news.za.msn.com/
Exemples de sources : ABCNEWS.com, Reuters UK, New York Times, Reuters via Wired News, Sky News, CBC, Deepika Global, etc.

ASIE

MSN Newsbot Inde
http://news.in.msn.com/
Exemples de sources : CNN, The Hindu, ABCNEWS.com, ABCNEWS.com, NewIndPress, Asian Age, Deepika Global, ABCNEWS.com, AP via Seattle Post Intelligencer, etc.

MSN Newsbot Indonésie
http://news.id.msn.com/
Exemples de sources : PA News via The Scotsman Online, Denver Post, AP via San Francisco Chronicle, FOXNews.com, Houston Chronicle, etc.

MSN Newsbot Malaisie
http://news.my.msn.com/
Exemples de sources : PA News via The Scotsman Online, Denver Post, AP via San Francisco Chronicle, FOXNews.com, Houston Chronicle, etc.

MSN Newsbot Philippines
http://news.ph.msn.com/
Exemples de sources : AP via ABCNEWS.com, Forbes, Bloomberg, AP via San Francisco Chronicle, Reuters, FOXNews.com, Houston Chronicle, etc.

MSN Newsbot Singapour
http://news.sg.msn.com/
Exemples de sources : PA News via The Scotsman Online, Denver Post, AP via San Francisco Chronicle, FOXNews.com, Houston Chronicle, phillyBurbs.com, etc.

Un service actualisé 24 heures sur 24

MSN Newsbot apparaît donc comme un formidable outil pour suivre l'actualité en France et dans le monde. En combinant des technologies d'agrégation et d'analyse, il compile les titres de l'actualité, fournit les liens vers les articles en question ainsi que des photos provenant de sources d'informations du monde entier.
Pour chaque information, on trouve mentionnés le titre (avec le lien vers l'article), le nom du journal, les premières lignes de l'article ainsi que le temps écoulé depuis sa mise à disposition sur le site. Sont également mentionnés la cote de popularité et le nombre d'articles similaires.
L'affichage des articles semble s'appuyer sur une combinaison de deux critères : la pertinence (avec l'apparition de la mention « cote de popularité ») et la fraîcheur de l'information (avec l'heure et la date de publication sur le site MSN Newsbot). Lors d'une recherche sur un sujet donné, il est possible de voir apparaître un article ancien en meilleure position qu'un article plus récent. Il n'est, en revanche, pas possible d'opérer un reclassement des articles comme c'est la cas sur Google News avec les liens « Tri par pertinence » et « Tri par date ».

L'interface conviviale et très intuitive de permet également de trouver rapidement les dernières informations intéressantes dans un domaine particulier. Dans la version francophone, les articles sont classés selon les rubriques suivantes : A la Une, Le Top 10, Monde, France, Économie/Bourse, Sports, Sciences/Santé et Technologies. A noter que le Top 10 concerne les articles les plus consultés sur MSN Newsbot et que cette rubrique permet d'accéder à l'ensemble des informations récentes les plus visitées (et non pas simplement dix articles). Une sélection de ces articles est également proposée sur la page d'accueil de MSN Newsbot, dans l'encadré intitulé « Articles les plus consultés ».

Enfin, le site est mis à jour en continu tout au long de la journée et les dernières informations publiées sont rapidement mises en valeur. Le processus est donc complètement automatisé. La sélection d'un article et son classement dans une rubrique sont assurées par des algorithmes informatiques.
D'ailleurs, sur le site MSN Newsbot, il est possible lire les lignes suivantes : « Newsbot regroupe les gros titres et les photos pour vous permettre de comparer la couverture de l'actualité de plusieurs sources. Chaque article est lié au site de son éditeur où vous pouvez le consulter dans sa globalité. L'actualité change constamment. C'est pour cela que MSN Newsbot est mis à jour continuellement afin de vous proposer les derniers articles parus à travers le monde (...) Newsbot utilise des algorithmes avancés pour déterminer les articles les plus pertinents et les plus populaires et vous recommander des articles susceptibles de vous intéresser.»

Un outil de personnalisation de l'information

En lançant cet outil, Microsoft a mis l'accent sur la personnalisation de l'information au service du lecteur. Ainsi, ce dernier peu facilement accéder à l'historique de sa navigation sur le site.
Ce service a un nom. « Personalized news » dans la version US et « Actualité personnalisée » dans la version francophone. Notons que Microsoft a fait un effort particulier en adaptant le nom de ce service à la langue pratiquée par l'antenne locale. Ainsi, MSN Newsbot Espagne dispose d'un service baptisé « Noticias personalizadas », MSN Newsbot Italie, « Notizie personalizzate », MSN Newsbot Allemagne, « Personalisierte Nachrichten », etc.
En revanche, cette politique ne s'applique pas aux antennes d'Asie aussi bien au niveau du nom de ce service que du langage utilisé pour l'information (les articles sont en anglais).

Finalement, est proposée la création d'une sorte de journal numérique personnalisé construit dans le temps à partir des habitudes de navigation de l'internaute ainsi que sur les articles lus par des personnes ayant un profil similaire.
MSN Newsbot est, en fait, étroitement lié à Passport, le système d'identification unique de MSN qui offre la possibilité d'accéder à différents services de Microsoft (Hotmail, MSN Messenger, chaîne Shopping, etc.) à partir d'un seul compte utilisateur. S'il n'est pas nécessaire d'avoir un compte Passport pour consulter MSN Newsbot, ce système joue un rôle important dans l'offre de personnalisation de l'information proposée aux internautes.
En effet, MSN Newsbot s'appuie beaucoup sur les habitudes de navigation et les centres d'intérêts des utilisateurs de Passport pour optimiser le service « Actualité personnalisée ». Ainsi, lorsque l'internaute sélectionne un article, d'autres articles sont parfois conseillés dans un espace intitulé « Les personnes ayant lu cet article ont également lu ».

On reconnaît bien la logique de Microsoft qui cherche toujours à prendre en main l'utilisateur en pensant que celui-ci est trop gauche pour se débrouiller tout seul. On aime ou on déteste. Mais, en l'occurrence, la logique du système peut être intéressante dans le cadre d'un travail de veille sur l'actualité francophone et internationale.

|cc| Fabrice Molinaro - janvier 2005

Ces trois articles ci-dessus concernent la veille sur l'actualité via des moteurs de recherche: Google news, Yahoo news et Msn newsbot.
En analysant ces trois articles, on peut retrouver de nombreux points communs:

Ils offrent leurs services dans le monde entier, leurs portails sont enrichis 24/24, leurs sources d'informations sont issues de la presse, la télévision et la radio. Msn newsbot se différencie légèrement car leurs sources proviennent aussi des dépêches d'agences. Google news et Yahoo news sont quasiment similaire, Msn newsbot, lui, présente des options différentes. Tous trois représentent un outil de veille sur l'information et offrent la possibilité à l'utilisateur de personnaliser leurs informations.

Une guerre de l'information est-elle déclarée?

Posté par BartheLea à 14:18 - Commentaires [0]